Fourmiz (ANTZ)

Un film animé d’Eric Darnell et Tim Johnson

Avec les voix de Sharon Stone, Woody Allen, Sylvester Stallone…

Voilà du renouveau dans l’animation cinématographique, une particularité et une originalité exquises, le must de l’image de synthèse, " Fourmiz " est, avec " Toy Story ", le précurseur d’un nouveau genre. Les fourmis ont des visages si réalistes qu’il est possible de lire sur leurs lèvres, de ressentir leur joie aussi bien que leur peine, tout est transcrit à la perfection. La fourmi-héroine, Z, refuse sa condition de fourmi-carrièriste, il n’en peut plus de supporter la pression de ses supérieurs, de devoir creuser dans la roche sans avoir de but précis ou encore de tenir à bout de pattes la boule-fourmis (à peu près quelques centaines). Sa rencontre avec la princesse Bala, fille de la reine-pondeuse et son enrôlement précipité dans l’armée, vont le lancer à la recherche d’Insectopia, une terre réputée pour son coté paradisiaque et libre (à échelle humaine, ce n’est qu’une poubelle dans central-park à New-york). La critique de la société est acerbe, on pourrait remplacer la colonie des cinq millions de fourmis par les habitants d’une grande capitale et l’on y retrouverait les mêmes peurs, les mêmes angoisses, les mêmes aspirations et les mêmes désirs de liberté. Le spectateur va donc vivre pendant plus d’une heure et demie, les aventures de Z (Woody Allen), la princesse Bala (Sharon Stone) et le meilleur de Z (Sylvester Stallone) dans une quête acharnée pour la liberté. Il est difficile de sortir du lot dans une famille de cinq millions mais Z prouve dans une grande leçon de courage que ce que l’on veut, on l’obtient en y mettant les moyens et de la volonté. Tout est bien qui finit bien, Z sauve la colonie des intentions malveillantes du " méchant " général et l’amour l’emporte une fois de plus sur out le reste.

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